Connectez-vous

Vous pouvez vous connecter sur votre espace pour bénéficier de toutes les fonctionnalités du CNMT.

Activités voiles

Activités nautiques

Préparation des croiseurs

A l’occasion de l’organisation de MED-SOL-25, un groupe a travaillé sur la préparation des croiseurs, et a produit une liste de points d’attention et de contrôle, avec pour objectif d’éviter autant que possible les difficultés rencontrées pendant la croisière.

Ce travail correspond aux besoins de MED-SOL, à savoir une croisière d’environ 1 mois en Méditerranée, avec un maximum de 1000 nq. Les recommandations pourront être adaptées pour des aventures nautiques différentes, qu’elles soient plus modestes ou largement plus ambitieuses.

Cette base est par ailleurs appelée à être enrichies en fonction des expériences des uns et des autres, que ce soit sur la liste de points proposée, ou sur les modalités de mise en œuvre dans le détail.

Merci de vos contributions.

  • Vidange et remplacement huile moteur
  • Remplacement filtre à huile
  • Remplacement des filtres à gasoil (filtre et préfiltre décanteur)
  • Changement de la turbine eau de mer
  • Révision moteur (injecteurs, etc.)
  • Après avoir effectué les contrôles, moteur et embase
  • Débrayer la commande moteur
  • Accélérer à fond puis revenir de moitié
    • Permet d’enclencher le système de surcharge et ainsi de démarrer plus facilement sans trop tirer sur la batterie (en fait, le starter)
  • Actionner le préchauffage s’il existe
  • Actionner le démarreur, puis régler le régime à 1200 t/mn
  • S’assurer de l’écoulement de l’eau de réfrigération à l’échappement
  • Continuer les préparatifs d’appareillage en laissant chauffer le moteur
  • Parés à appareiller, placer la commande au ralenti, s’assurer de la liberté de manœuvre de l’hélice et du plan d’eau, puis partir

 

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

La propreté de la cale moteur permet d’identifier rapidement la présence et la nature de toute fuite (eau de mer, eau douce, liquide de refroidissement, gazole, huile, etc.).

Le circuit d’huile d’un moteur

Circuit huile moteur

  • Carter d’huile
  • Crépine et pompe à huile
  • Clapet de décharge
  • Filtre à huile
  • Circuit haute pression
  • Villebrequin
  • Arbre à cames
  • Circuit basse pression (par étrangleur)
  • Culbuterie

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

Entretien

  • Contrôle, avant chaque démarrage, du niveau d’huile froid (doit se situer entre mini et maxi)
  • Vidanger et remplacer huile et filtre
    • à 100/150h (attention aux turbos, 200h max),
    • ou un an (milieu marin, surface de pollution importante dans le carter)
  • Vidange impérative à froid
  • Ne pas oublier le remplissage du filtre à huile (risque de destruction du papier), vider le trop plein avant montage.
  • L’huile restante dans le bidon doit être transférée dans un contenant plus petit (sinon, elle s’oxyde)

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

 

Description du  circuit de gazole

Circuit gazole moteur diesel

  • Réservoir (trappe de visite, traitements préventif et curatifs (bactéries)
  • Filtre décanteur( pré-filtre) 25 microns (eau et grosses impuretés)
  • Pompe d’amorçage (à main ou électrique)
  • Filtre principal (secondaire) certains moteurs possèdent double filtre, 5 microns
  • Pompe HP à injection (rôle : monter la P de 0 à 150/250 b 800 pour les + récentes) étanchéité métal-métal (clapet anti retour évite chute P)
  • Tubes d’injecteurs (mêmes longueurs) résonnance et chute de P donc T/mn
  • Injecteurs (injecter à une P et un moment bien défini) étanchéité métal métal, visite entre 500 et 700 h , rempl 1800 et 2500 h max (contrôle P, étanchéité et temps de chute) lien avec queue d’inj
  • Les durites d’alimentation et retour, particularité, réducteur capillaire sur banjo retour permet maintien de P à l’arrêt

Entretien du circuit de gazole

  • Remplacement des filtres principaux (en même temps que vidange huile, 2ème saisons maxi)
  • Filtre décanteur 3 à 4 saisons selon GO embarqué
  • Décanter, par le filtre primaire ou robinet de décantation si il existe, au moins toutes les deux saisons (formation acide en contact de la condensation et de bactéries)
  • Maintenir au plein si possible. (ajout de produit anti bactérien si doute sur qualité du G.O)

Astuce

Pour détecter un défaut d’injecteur, ou un bruit de culbuteur :

  • ressenti d’impulsion sur les doigts (aléatoire) ;
  • le mieux, au tournevis, manche sur une oreille et lame à l’endroit présumé ;
  • toute panne ou bruit peuvent être contrôlés de cette façon.
  • Attention prudence, vêtements flottants près de poulies et courroie.

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

  • Vérifier le niveau et la date de la dernière vidange
  • Vérifier visuellement la qualité de l’huile (un aspect blanchatre, de type mayonnaise, indique une entrée d’eau)
  • Une augmentation de niveau peut aussi indiquer une entrée d’eau (récente, pas encore d’effet mayonnaise
  • Une entrée d’eau dans le sail drive indique généralement une détérioration du joint spy d’arbre d’hélice (par exemple, fil de pêche pris dans l’hélice).


embase S drive pour voilier

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

Circuit de réfrigération indirect

Circuit de réfrigération indirect (moteur diesel)

  • Circulation primaire d’eau de mer
  • Circuit secondaire de liquide de refroidissement
  • Refroidissement via un échangeur

Circuit primaire – Eau de mer

  • Vanne de coque
  • Filtre
  • Pompe à eau de mer
  • Antisiphon
  • Réfrigérants par échangeurs
    • Eau de réfrigération
    • Huile si existant
  • Waterlock

Circuit secondaire – Liquide de réfrigération

  • Réservoir (vase d’expansion)
  • Moteur via soupape thermostatique
  • Pompe de circulation

Entretien des circuits

  • Anodes (zinc) sur circuit eau de mer (remplacement tous les ans)
  • Contrôle de tension de la courroie
  • Contrôle du niveau à froid (entre mini et maxi)
  • Liquide de refroidissement, remplacement tous les 5 ans (perte de pouvoir réfrigérant et lubrification)
  • Rinçage à l’eau douce du circuit eau de mer, dès que possible et si arrêt de plus de 15 jours (évite les dépôts de sels et limite l’entartrage)
  • Détartrage du circuit eau de mer (tous les deux ans) avec un produit spécifique
  • Pas d’acide chlorhydrique, car même passivé il continue son action destructrice sur tous métaux (sauf inox), surtout en présence d’eau de mer

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

Manque de réfrigérationManque de réfrigération

Défaut de réfrigération, généralement sur crépine colmatée

  • Ralentir rapidement, stopper le moteur aussi tôt que possible
  • Préparer le gonfleur
  • Ouvrir le filtre à eau de mer
  • Enlever le tamis
  • Repérer le tube d’arrivée d’eau dans le filtre
  • Placer le gonfleur sur ce tube
  • Pomper jusqu’à dégager les herbes ou autre saleté

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

  • Vérification état de la commande et des câbles
    • Pas de point dur
    • Pas de « gendarmes »
  • Vérification du jeu des commandes, réglage si besoin
  • Graissage côté commande et moteur (graisse marine, en enlevant les capuchons caoutchouc)

Flexion 1 cm ou torsion I/4 de tour

Tension de la courroie

Après la phase de démarrage, observer la couleur de la fumée de l’échappement :

  • Noire : moteur encrassée (voir procédure de décrassement, cf infra) ou problème injection
  • Grise/bleue : possible consommation d’huile ou problème injection
  • Blanche : présence d’eau dans la combustion (présomption de problème de joint de culasse)

Procéder régulièrement au décrassage du moteur.
Encrassement d’un  moteur diesel dès 20 min de fonctionnement au ralenti.

  • Montée en vitesse par palier de 300-500 tr/min, laisser chauffer (montée en température à chaque palier ≈ 5 min), jusqu’à la vitesse max
  • Chaque fois qu’il y a de la fumée noire à un palier, on attend qu’elle disparaisse avant de monter au palier suivant. Cela peut prendre du temps suivant l’encrassement
  • Réduction de la vitesse par palier
  • Procédure de décrassage à faire périodiquement en fonction de l’utilisation notamment à bas régime.

 

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

Utiliser un dispositif dérivant l’entrée d’eau de mer du moteur vers un seau pour permettre le rinçage du circuit, ou son détartrage.

Vanne de coque fermée, vanne quart de tour ouverte, c’est le contenu du seau qui est aspiré.

  • Eau douce : rinçage (laisser un tuyau en alimentation du seau)
  • Vinaigre 20 degrés : détartrage (laisser 24 à 48 h avant rinçage)

Détail du montage

té pour rinçage/detartrage

Le diamètre intérieur du té doit être celui de la sortie du tube
de la pompe de réfrigération, sous peine de diminuer le volume
d’eau de réfrigération et donc de diminuer le refroidissement.

 

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

Âge de la batterie

La durée de vie standard d’une batterie au plomb est de 5 à 7 ans. Elle est fonction de sa technologie, de son utilisation et de son entretien.

Vérifications régulières

Fixation des batteries

Les batteries doivent être en place dans un bac adapté, et correctement calées et fixées (généralement par des sangles.

Propreté cosses / couvercle (dépôt, …)

Les cosses de batterie doivent être propres, et ne pas présenter de sulfatage.

Elles peuvent être enduites de graisse pour leur protection.

Le couvercle de la batterie ne doit pas non plus présenter de traces du sulfatage, ou d’émission de gaz.

Les batteries au plomb classiques doivent faire l’objet d’une vérification du niveau d’électrolyte, avec éventuellement ajustement avec de l’eau distillée. Cette remarque est sans objet pour les batteries étanches, de plus en plus fréquentes.

Serrage des connexions

Les connexions (cosses, mais aussi liaisons avec les coupe-circuits, le démarreur, l’alternateur (et éventuellement le répartiteurs de charge) et le tableau électrique doivent être vérifiées et correctement serrées.

Elles peuvent être protégées de la corrosion par l’application de graisse (graisse en bombe de préférence).

Tension au repos

Pendant la période de consommation, la tension baisse au fil des consommations. La tension plancher à ne pas dépasser dépend de la technologie de la batterie (en général, le seuil est défini entre 12,2 et 11,8 v, à vérifier en fonction de la technologie).

Selon la technologie de la batterie, une décharge profonde peut entraîner une dégradation irréversible.

Tension en charge

La tension de charge assurée par l’alternateur moteur se situe généralement entre 14 et 14,5v.

Les chargeurs de batterie et régulateurs de panneau solaire peuvent fournir une tension comparable en mode « charge rapide ». Quand la batterie est suffisamment chargée, ils passent en mode « floating » (entretien), avec une tension comprise entre 13,5 et 13,8 v. 

Ces valeurs peuvent varier en fonction de la technologie de la batterie. Les chargeurs et  régulateurs peuvent disposer d’un réglage pour s’adapter à la technologie de la batterie.

 

Les batteries au plomb

Electrode + : PbO2 ; Electrode – : Pb ; Electrolyte : eau + acide sulfurique

Les technologies 

Batterie étanche (« sans entretien ») / VRLA => bien adaptée au voilier.

  • AGM (Absorbent Glass Mat) : électrolyte liquide immobilisé dans un absorbant « feutre »
  • Gel : électrolyte immobilisé sous forme de gel
  • Batterie ouverte à électrolyte libre (liquide) => à proscrire pour un voilier

La tension nominale (12 V)

La batterie se compose de 6 éléments d’environ 2,1 volts (fonction de la technologie), correspondant aux 6 bouchons sur le dessus.

La capacité

Souvent exprimée Ampère-heure (Ah) au lieu de Watt-heure, indique la quantité d’énergie que peut restituer la batterie (bien chargée et à 20°C) pendant sur une durée donnée.
La capacité dépend notamment du régime de décharge mais également de la température et de son âge (vieillissement).

Influence du régime de décharge

Plus la décharge est rapide (fort courant) plus la capacité effective est réduite. Par exemple une batterie de capacité de 100 Ah peut fournir un courant de 5A pendant 20 heures. Elle ne fournira pas 20 A pendant 5 heures. Cette batterie ne pourra fournir que de 80-85 Ah lors d’une décharge en 5 heures, le courant de décharge sera alors de 16-17 A.

Influence de la température 

La capacité diminue à basse température ; elle augmente légèrement avec température mais attention une température trop élevée, au-delà de 45-50°C, dégrade la batterie.

Influence du vieillissement

Une batterie d’une capacité de 100 Ah à l’état neuf ne pourra avoir une capacité que de 80 Ah au bout de 5 à 7 ans voire moins.

Généralement on considère une batterie en fin de vie quand sa capacité n’est plus de que 80% de sa capacité initiale.

La puissance

Souvent exprimée en ampères (A) au lieu de Watt, c’est l’intensité que peut fournir la batterie de 12 V à une température de 18°C pendant 30 secondes sans que la tension tombe en dessous de 1,4 volts par élément.

Recommandations

Batterie du moteur

Au démarrage, elle supporte des décharges de forte puissance mais brève. Choisir une batterie adaptée au démarrage (intensité élevée).

Batteries de servitude 

Elles supporteront des cycles décharges profondes – recharges. Choisir des batteries adaptées au cyclage et de capacité suffisamment élevée pour ne pas avoir des décharges trop profondes.

  • Idéalement : ne pas descendre sous les 50% de charge,
  • Occasionnellement : possible jusqu’à 20-30% de charge.

Après une décharge profonde, recharger complètement et rapidement la batterie. Une batterie laissée partiellement déchargée longtemps va se « sulfater », cela réduit la capacité de la batterie de façon irréversible.

  • Faire des charges complète (à 100%) régulièrement.
  • Utiliser un chargeur de batterie / régulateur bien adapté au type de batterie (AGM, Gel, ouvert/électrolyte liquide). Dans l’idéal pour les batteries AGM et Gel, le régulateur doit permettre le type de charge suivant.

Exemple

La partie charge à courant constant se fait au courant maxi, afin de limiter le temps de charge, compatible des caractéristiques des batteries (par exemple 0,2 C soit 20 A pour une batterie de 100 Ah) et de la puissance du chargeur (limitation en courant du chargeur).
La partie charge à tension constante doit se faire entre 14,4 à 14,7 V pour de l’AGM (limitation de l’électrolyse de l’eau).
La partie Floating (maintien/entretien permet de compenser l’autodécharge) entre 13,5 à 13,8 V pour de l’AGM.

Les tensions à appliquer dépendent de la technologie (AGM ≠ Gel). La tension de charge des batteries Gel est un peu plus basse que l’AGM. Dans tous les cas appliquer les recommandations du fournisseur.

  • Installer un contrôleur de batterie à bord permet de visionner l’état des batteries : état de charge en %, tension et ampérage.
  • Ne pas mélanger des batterie neuves et anciennes ni des batteries de différentes technologie dans un même parc de batterie (batterie de servitudes).
  • Installation des batteries
    Les mettre dans un compartiment batterie aéré/ventilé et étanche aux projections d’eau de mer.
    Bien fixer les batteries.
  • Bornes
    Bien les serrer.
    Nettoyer des bornes pour éviter les dépôts blanchâtres et éventuellement les protéger avec de la graisse (silicone, vaseline).

État de charge d’une batterie

Utiliser un contrôleur de batterie à bord, il permet de visionner l’état des batteries : état de charge en %, tension et ampérage.

À une tension donnée l’état de charge dépend du régime de décharge, pour un régime de décharge « lent » à 25°C, il prendra en compte ce type de tableau :

(Prendre en compte les caractéristiques de ses propres batteries – données fournisseur)

Vous pouvez également déterminer l’état de charge des batteries en mesurant la tension (V) à l’aide d’un simple voltmètre et en utilisant le type de tableau ci-dessous pour interpréter la valeur obtenue.

Pour que cette valeur soit correcte, les batteries ne doivent pas être en cours de charge ou de décharge. Il est préférable de faire cette mesure après une ou deux heures de repos de la batterie.

Température de fonctionnement

Température idéale : 10 à 25°C

Trop chaud : vieillissement accéléré au-dessus de 30°C, ne pas dépasser 45-50°C (dégradation),

Trop froid : perte de capacité temporaire.

Autodécharge 

La perte de capacité par autodécharge est de l’ordre de 2 % par mois à l’état neuf et peut augmenter significativement avec la température et le vieillissement.

Stockage (hivernage)

Charger à 100% avant stockage, déconnecter ou couper toutes les consommations.

Recharger périodiquement (tous les 2 à 3 mois pour compenser l’autodécharge) ou laisser en floating (petit courant qui compense l’autodécharge).

Mode de défaillance

Perte de capacité

Vieillissement naturel,
Sulfatation : batterie laissée déchargée trop longtemps, décharge profondes répétées, stockage sans recharge,
Corrosion des grilles positives : phénomène naturel accéléré par des températures élevées et les surcharges,
Autodécharge : non compensée par des charges.

Chute brutale et importante de la tension 

Concerne notamment la batterie moteur lors du démarrage,
Batterie en fin de vie,
Rupture continuité électrique.

Court-circuit interne :

Échauffement (se détecte notamment en charge : une batterie bien plus chaude que les autres),
Perte de tension,
Perte de capacité, décharge les batteries connectées en parallèle

Risques 

Explosion d’H2 (début de l’électrolyse de l’eau au-delà d’environ 14,4V) :
Batterie ouverte : dégagement d’H2 naturel en charge,
Batterie étanche : dégagement d’H2 en mode dégradé en charge (via soupape),
Le risque est surtout présent en fin de charge ou surcharge, le chargeur doit être adapté pour éviter la surcharge.

Incendie : échauffement excessif, court-circuit interne/externe, surcharge, câbles sous dimensionnés.

Fuite d’acide sulfurique si rupture du bac.

  • Tension de la courroie

Tension de la courroie

  • Tension électrique en charge

    • Moteur à l’arrêt et batterie chargée, relever la tension de la batterie au repos (entre 12,3 et 13,2, tension normale).
    • Moteur démarré, accéléré à au moins 1500 t/mn
    • La tension doit être supérieure de 1 volt par rapport à la mesure précédente.
    • Si la tension est de moins de 13,2 Volts, alors l’alternateur est défectueux.
    • Entre 13,2 et 14,8 volts, l’alternateur est en bon état de marche
    • Plus de 14,8 volts, le régulateur est défectueux il y a des risques de surtension

 

 

Avant toute chose, localiser les différents composants et leurs connexions.

  • Connexions

Vérifier l’état des connexions entre le guindeau, le relais, la commande et les câbles d’alimentation.

Les connexions doivent être propres. Ne pas hésiter à les protéger par une enduction de graisse marine.

  • Commande

Vérifier le fonctionnement de la commande du guindeau, l’état de son fil et de sa prise.

  • Relais

Vérifier le fonctionnement du relais, avec la commande à distance et les commandes directes si elles existent.

  • Disjoncteur

Vérifier l’état du disjoncteur, position on et off

  • Dispositif de sécurité

De nombreux bateaux sont équipés d’un dispositif de protection des batteries, interdisant l’usage du guindeau quand l’alternateur ne délivre pas de courant.

Ce dispositif intervient généralement sur la connexion du -12v batterie au relais du guindeau, qui est soumis à un relais activé par la borne de charge de l’alternateur.

 

En cas de panne du guindeau, vérifier la tension sur le relais du guindeau entre la borne + batterie et le – de la commande (borne C sur le schéma). Si la tension est nulle, il est possible de se dépanner provisoirement en reliant la borne C au – du moteur du guindeau via une liaison provisoire.

 

  • Bonne isolation électrique des cuivres et connectiques par gaine thermo-rétractable, pas d’oxydation.
  • Test du disjoncteur 220 V à quai (déclenchement par le bouton de test)
  • Contacts électriques 12 v
    • Sur élément de forte puissance (guindeau, démarreur, alternateur, coupe circuit)
      serrage, absence d’oxydation, protection graisse marine.
    • Sur éléments de répartition basse puissance (dominos, cosses, interrupteurs, etc.)
      absence d’oxydation ou de charbonnage, pas de jeu. Le cas échéant, utiliser un nettoyant contacts.
  • Ancre
  • Maillons chaine
  • Câblot
  • Manille/Émerillon/Étalingure
  • Main de fer et son ou ses bouts
  • Marquage (par exemple tous les 5m)
  • Absence de déformation
  • Bon fonctionnement des galets
  • Frein/manivelle
  • Télécommande
  • Graissage sous le barbotin

Graisse sous le barbotin

  • Localisation
  • Vérification état de l’ancre
  • Vérification chaîne-cablot
  • Noeuds et épissures

En cas de nécessité de passer une ou plusieurs amarres à terre, prévoir des sections de chaîne + manilles ou du câble pour éviter le raguage des cordages

  • Vérifier les fonctions de surveillance de mouillage de l’électronique de bord
  • Ou choisir une application sur portable/tablette (GPS, alertes paramétrables)

Vérifier les tensions, l’absence de traces de corrosion, l’état apparent des sertissages, l’absence de détoronnages

  • Etai
  • Galhaubans
  • Pataras, bastagues (si présentes)

Nota
L’idéal est de monter au mât pour les vérifications.
À cette occasion, vérifier la présence et la qualité de la chaise ou du harnais, et former l’équipage à l’exercice.
Généralement, il est préconisé de procéder à un démâtage tous les dix ans, avec contrôle et éventuellement remplacement des haubans.
Attention, les assurances demandent que cette opération soit faite par un professionnel (les remboursements sont généralement conditionnés par cela).

  • État des espars (mât, bôme, tangon)
  • État du vit de mulet
  • État des cadènes
  • État des ridoirs
  • État et fonctionnement des chariots de génois et de GV
  • État des winches, taquets, poulies
  • État des goupilles et anneaux brisés
  • Profiter de l’ascension au mât pour vérifier les barres de flèche (jeu, angle, fissures, fixation…)
  • Drisses
  • Écoutes
  • Bosses
  • Balancines
  • Hâle-bas
  • Etc.

Nota
Vérifier l’absence de détérioration de la gaine des cordages(notamment aux passages de poulies ou filoirs), les épissures et surliures, etc.

Pratiquer une inspection minutieuse des voiles, s’assurer de leur bon état et faire procéder, le cas échéant, aux réparations nécessaires.

  • Absence de déchirures ou désassemblages
  • Bandes de protection anti-uv
  • État des coutures, notamment aux points d’ancrage (amure, écoute, drisse, ris) et sur la chute.
  • État et fixation des œillets et anneaux sanglés
  • Vérifier les points de frottement (fourreaux de lattes, coulisseaux, etc.)
  • Ne pas hésiter à lubrifier les coulisseaux et la gorge de mât avec un lubrifiant PTFE
  • Vérifier les housses de protection : chaussettes, sacs de manœuvre, lazzy bag, etc.

 

Nota
L’observation de « points de lumière » à contre-jour indique une usure avancée du tissu ou des coutures

  • Tester systématiquement tous les enrouleurs et emmagasineurs
  • Vérifier le bon fonctionnement (y compris poulies et filoirs de renvoi, taquets, etc.)
  • Vérifier l’état des drosses
  • Pour les emmagasineurs, vérifier le bon fonctionnement des drosses en circuit fermé (en particulier la liaison par épissure)
  • Vérifier l’étai largable : état, modalité de mise en place, dispositif d’étarquage, etc.
  • Trinquette ou solent, tourmentin : vérification de l’état, de l’accastillage spécifique (mousquetons, manilles, etc.)
  • Écoutes, drisse : état, modalités de mise en œuvre
  • GV : tester les différents ris, le cas échéant, positionner des repères sur drisse et bosses
  • État chandeliers, filières, balcons, lignes de vie
  • Safran : pas de point dur, pas de jeu, état des drosse(s), barre de secours testée
  • Vérification d’absence d’eau dans les fonds
  • Vérification de tous les circuits :
    absence de fuites, état des colliers et canalisations, fonctionnement satisfaisant
    • Eau de mer
    • Eau douce
    • Évacuation WC
    • Gazole
    • Gaz (vérifier les dates de péremption en plus)
  • Passes-coque (corrosion interne/externe)
  • Vannes (corrosion, difficulté à manipuler)
  • État des tuyaux (souplesse/craquelure) et colliers (corrosion)
  • Vérification presse étoupe de ligne d’arbre
  • Vérification fonctionnement des pompes de cale électrique et manuelle
  • Vérification des feux de navigation
  • Vérification fonctionnement VHF fixe, VHF portable , AIS, Pilote

 

Usage des vannes

Normalement, toutes les vannes de coque sont fermées
Elles seront ouvertes momentanément durant le fonctionnement des appareils concernés, puis refermées.

  • Toilettes aspiration et refoulement (sauf si refoulement caisse noire)
  • Évacuation divers lavabos

Par ces manœuvres régulières action, elles seront toujours utilisables.
Ne jamais tenter de manœuvrer une vanne résistante (risque de rupture)

Éventuellement, par sécurité (oubli dans la précipitation), la vanne de circulation eau de mer moteur peut, au mouillage, rester ouverte (sécurité en cas d’appareillage d’urgence)

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

 

Division 240
(règles de sécurité applicables à la navigation de plaisance en mer sur des embarcations de longueur inférieure ou égale à 24 mètres)

https://www.mer.gouv.fr/sites/default/files/2023-12/Division%20240_%2801.10.2023%29_2.pdf

Nouveauté Division 240 (arrêté du 11/10/24) – Pas d’évolution depuis.

  • Équipement Individuel de Flottabilité
    Marquage CE/barre à roue, trois niveaux de classification selon NF EN ISO 12402 : 50, 100, 150 N, à adapter à la morphologie/poids de l’utilisateur (annexe 240-A4)
  • Pour les enfants de 30kg maxi
    EIF de niveau 100 quelque soit la distance d’éloignement d’un abri
  • Coupe circuit (moteur)
    Port du coupe circuit obligatoire, 2ième coupe circuit accessible en cas d’éjection du conducteur
  • Compas magnétique
    indépendant de toute source d ’énergie, inclure un éclairage, de classe A ou B, correctement compensé : ok si ISO 25862 2019 ou ISO 14227 2001

Vérifier les besoins en fonction de l’itinéraire prévu, notamment besoin d’équipements pour navigation hauturière.

  • Équipement pour plus de 60 nq d’un abri si concerné
    • EPIRB obligatoire, test indispensable (bouton de test, voir manuel utilisateur)
    • Grab bag si radeau limité à 24h (cf infra)
  • Vérification des dates de validité (gilets, BIB, fusées/feux à main, extincteurs). Prévoir un gant pour l’utilisation des feux à main.
  • Vérification fonctionnement feu à retournement de la bouée fer à cheval (3 secondes on, 3 secondes off, retour d’expérience de la commission Entretien), lampe des gilets, flash light, etc.
  • Radeau de survie (si + de 24h OK / si 24 h prévoir le grab bag règlementaire (cf infra)

Radeau de survie : le grab bag hauturier

Les radeaux de survie existent en deux versions, moins de 24h et plus de 24h.

En cas d’utilisation d’un radeai ISO9650 « moins de 24h » pour des trajets supérieurs à 24h, le radeau doit être complété par un « grab bag ».

Le contenu du grab bag est défini par la norme ISO 9650 (radeaux), pour passer un radeau « moins de 24h » en « plus de 24h », l’ensemble des éléments étant  stockés dans un sac étanche et flottant.

  • 2 X Protection thermiques
  • 1 X Trousse de secours
  • Eau de survie (1 litre par membre d’équipage)
  • Aliment de survie X500 gr (1 par membre d’équipage)
  • 1 jeu de trois feux à  main

 

Révision tous les 3 ans pour la pyrotechnie et tous les 5 ans pour l’eau et les rations. Grab bag pour 6 personnes.

Dans tous les cas, effectuer un briefing de sécurité avec l’ensemble de l’équipage.

  • Localisation des différents matériels et équipements de sécurité
  • Fonctionnement des différents équipements et dispositifs de manœuvre
  • Consignes spécifiques
  • Homme à la mer…

 

Nota
Les membres de l’équipage doivent avoir connaissance de tous les éléments permettant la manœuvre du bateau et les procédures de sécurité, notamment en cas de défaillance du skipper.

  • Dotation obligatoire : Division 240-2.19

En cas de problème médical, le dispositif français d’aide médicale en mer (AMM) vise à une prise en charge du patient à bord.

L’AMM s’applique à partir du moment où le navire a franchi les jetées administratives du port et sa mise en œuvre se fait sous l’autorité du préfet maritime de la zone.

  • le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) est chargé de la mise en œuvre et de la coordination des différents moyens d’intervention en mer maritimes ou aériens ;
  • le Centre de consultation médicale maritime (CCMM) de l’hôpital Purpan (Toulouse) est officiellement désigné depuis 1983 comme portant assistance médicale aux navires sous pavillon français ;
  • le Service d’aide médicale urgente de coordination médicale maritime (SCMM) a la responsabilité médicale de l’opération de secours (c’est une spécificité française).

Les CROSS doivent obligatoirement mettre en relation avec le CCMM tout navire sous pavillon français ayant un problème médical à bord.

Pour chaque membre de l’équipage

  • Prévoir les médicaments d’usage habituel
  • Disposer des prescriptions médicales en cours
  • Ne pas oublier la carte européenne d’assurance maladie

Prévenir l’incident : les 7 F

  • Froid – Bien s’habiller.
  • Fatigue – Être reposé, Adapter le rythme.
  • Frousse –  Gérer l’angoisse des équipiers.
  • SoiF – S’hydrater, boire.
  • Faim –  Manger suffisamment.
  • Fumées –  Fumer sous le vent (ou, mieux, s’abstenir)
  • Fuel  – Nettoyer les traces de gazole.
Bonnes pratiques
  • Les 7F sont des causes favorisantes
  • En les supprimant, la survenue du mal de mer sera moins fréquente

Détecter l’incident

  • Apparition des premiers signes.
  • Inconfort dans la partie supérieure du ventre.
  • Apparition des nausées.
  • Bâillements parfois importants.
Bonnes pratiques
  • Les premiers signes doivent être connus et
    identifiés dès leur apparition.
  • Il est possible d’agir pour éviter l’installation d’un
    état de mal de mer

Identifier les causes

  • Le mal de mer s’installe
    • Pâleurs,
    • Sueurs froides,
    • Vomissements,
    • Vertiges,
    • Maux de tête,
    • Fatigue.
  • Impact psychologique : comportement inadapté.
Bonnes pratiques
  • Accompagner :
    • en raison de l’inconfort,
    • si vomissements.
  • Attacher le malade, à l’extérieur.
  • Empêcher que le malade ne tombe à la mer

Résoudre l’incident

  • Informer l’équipage au préalable
  • Signaler les premiers signes au Chef de bord
  • Regarder au loin
  • Occuper le malade, faire barrer
  • Allonger le malade, si l’état est invalidant
Bonnes pratiques
  • Le malade ne doit pas culpabiliser
  • Gérer les premiers signes peut éviter
    l’aggravation

Prévenir la récidive

  • Amariner progressivement l’équipage.
  • Gérer la fatigue de l’équipage.
  • Anticiper le rythme de la navigation.
  • Éviter l’avant du bateau en cas d’en cas
    d’apparition des premiers symptômes.
  • Ne pas rester allongé pour éviter le mal de mer.
Bonnes pratiques
  • Être amariné évite le mal de mer.
  • Préparer le rythme de navigation évite la fatigue.

 

Ref – D’après la fiche Santé SEC-SAN.2.10 (formation BE Ligue SUD-PACA FFV)

  • Outillage de base,
  • Dégrippant (WD40),
  • Dégraissant,
  • Mastic d’étanchéité (Sika),
  • Scotch,
  • Chiffons,
  • Tige (débouche caisse à eau noire), boulonnerie diverse …
  • Matériels divers
    • Bouts
    • Poulies
    • Manilles
    • Mousquetons
  • kit matelotage
    • Épissoirs
    • Aiguilles à coudre et à surlier
    • Paumelle
    • Jeu d’aiguilles à épisser (textiles modernes)
    • Ciseaux, couteau, cutter…
    • Briquet tempête
    • Ruban adhésif
    • Stylo feutre
    • Guide de matelotage
  • Kit entretien winches
    • Cliquets et ressorts
    • Graisse à winches
    • Huile fluide pour cliquets (huile de vaseline)
  • Multimètre
  • Piles
  • Ampoules
  • Scotch électrique
  • Bombe nettoyant contacts
  • Fusibles et fils de différentes sections
  • Paire de pinces/câbles de démarrage (style voiture)
  • Nécessaire pour monter au mât
    chaise ou baudrier
  • Goupilles
  • Anneaux brisés
  • Etc.
  • Nécessaire de réparation de voile :
    • Kit
    • Patch autocollant Insignia
    • Patch pour spi
    • Fil à voile et aiguilles
    • Paumelle
    • etc.
  • Kit entretien
    • turbine,
    • courroie,
    • huile,
    • liquide de refroidissement,
    • durites/colliers
  • Kit de secours d’alim GO, en fonction du type de panne : un jerrican, un tuyau aspiration + poire d’amorçage (en général 8 mm) et un tuyau retour.

 

Circuit de dépannage « pompe HS »

  • Aspiration à la sortie du préfiltre (au plus près de la pompe HS)
  • Refoulement de la poire à la sortie de la pompe HS (sur l’arrivée du filtre secondaire)

 

  • Circuit de dépannage « circuit contaminé »

 

Circuit de gazole avec bactéries ayant obstrué tous les filtres et la pompe d’amorçage.

  • Alimentation directe dans un jerrican vers la pompe à injection, en passant par une poire d’amorçage
  • Rediriger le retour de gazole vers le jerrican

 

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

  • Une chambre à air de vélo permet d’enrubanner le presse étoupe de façon serrée et étanche (applicable également sur passe coque ou vanne). Attention, prévoir des colliers…

Méthode à appliquer impérativement suite à une prise de bout dans l’hélice
(hors bords, embases
Zdrive et Sdrive, ligne d’arbre)

Primordial : ne jamais forcer/insister dans le cas d’un engagement dans l’hélice.

  • Stopper immédiatement le moteur puis, si le coupe orin a fonctionné (sécurité d’esprit)
  • S’assurer par tous les moyens (zodiac, plongée) de l’intégrité de l’hélice
    (état des pales, absence de résidu de bout, etc.).

En cas d’embase S drive

  • Vérifier le niveau d’huile
    • Si niveau supérieur = présence d’eau (qui n’a pas encore émulsifié).
      => vidange immédiate, plein
    • Si niveau normal (si a été contrôlé avant),
      => parfait
  • Démarrer le moteur.
  • Effectuer une manœuvre inverse de celle du moment de l’incident
    (permet de redistribuer l’huile de graissage et de débloquer en cas de micro fissure effet hypoïde sur la pignonerie)
  • Faire tourner au moins ½ heure, puis vérifier le niveau d’huile (correct et sans mayonnaise) ; effectuer une nouvelle vidange si besoin.
  • Si le moteur a continué à tourner après engagement, risques de dégradation majeure irréversible. Un contrôle des joints d’étanchéité de l’axe d’hélice est à envisager lors du carénage (sécurité)

En cas de ligne d’arbre

  • risque de voiler une pale d’hélice,
  • de vriller la ligne d’arbre
  • de délaminer la chaise de ligne

Présentation Maurice Larroque pour Medfulmar

Voir aussi la fiche de sécurité « Hélice engagée« 

  • Kit de réparation
    • Mastic polyester armé,
    • Gelcoat et catalyseur
    • Toile fibre de verre
    • Résine et catalyseur
    • Scotch de masquage
    • Papier abrasif
    • Acétone
  • S’assurer du bon fonctionnement des différents modes : Cap, Régulateur d’allure (vent), Track
  • S’assurer du bon paramétrage
  • Aligner le compas du pilote sur le COG du GPS
  • Mode mouillage du lecteur de carte
  • A tester et prendre en main avant utilisation

S’assurer que la cartographie disponible

  • couvre la zone de navigation
  • est à jour
  • Vérifier l’étalonnage avec une sonde à main
  • Choisir et vérifier le réglage de l’offset (profondeur depuis la surface, ou profondeur sous la quille)
Retours d'expériences

Retours d’expériences

Source : Electronic navigation system – Guidance for safe use on leisure vessels v.2 – Ed. by Jane Russel

Team Vestas Wind Volvo Ocean Race 2015 (Océan Indien)
  • Mauvaise utilisation de la cartographie numérique

SSN San Francisco 2005 (Pacifique – proche Guam)
  • Montagne sous-marine non cartographiée

Vedette des douanes 2014 (Atoll Tikei – Tuamotu)
  • Écart de position de l’ile de 1500 m entre réel/carte
Collisions 
  • Nombreux exemples

  • Causes multiples – Ex. : Collision d’un voilier polonais avec le porte-avions Charles de Gaule 2021
CNMT 2024-2025 – 3 collisions avec le fond

Formalhaut, Diadem, Gémini

Différents systèmes GNSS: généralement le GPS, mais aussi Galileo, ou le système GLONASS russe.

Il faut avoir conscience qu’il peut y avoir des défaillances :

  • pertes de signal GPS (en général temporaire),
  • problèmes d’alimentation électrique, d’interférences, de brouillage,
  • problèmes de précision,
  • erreurs de position qui peut ne pas être vu par l’utilisateur même en présence d’indicateurs d’erreur, de précision,
  • impacts sur d’autres système à bord (AIS, pilote auto, VHF ASN).

 

=> Utiliser plusieurs systèmes : redondance

=> Recouper les informations : GPS, visuelles (balise/bouée/amer…), alignements, radar,

La navigation de plaisance se fait de plus en plus avec l’électronique de bord – Cartographie numérique et affichage sur écran

Pour la plaisance il n’existe pas de standardisation, de systèmes certifiés comme l’ECDIS pour les navires de commerce

  • Les symboles, couleurs, formes peuvent être différents entre applications et type de carte
  • Les fournisseurs des applications/cartes déclinent toutes responsabilités liées à l’utilisation de leur produit (validation à la mise en route)

Deux types principaux de cartes numériques 

  • Les cartes vectorielles (les plus fréquentes) 
    Une carte vectorielle est une image numérique composée d’éléments cartographiques individuels (fond de carte, lignes de sonde, balises, etc.), définis chacun par des attributs propres.

    Au lieu d’être composée de pixels individuels, comme une image bitmap, une carte vectorielle utilise des équations mathématiques pour décrire l’emplacement et la forme de chaque élément.

    Les opérations de zoom sont réalisées sur chacun des éléments, ce qui implique que les cartes vectorielles peuvent être mises à n’importe quelle échelle sans perte d’information (en dehors des capacités d’affichage).

    => Importance de zoomer au bon niveau pour faire apparaitre les détails intéressants.

  • Les cartes Raster

    Une carte Raster (rester = image matricielle) est une image numérique composée comme une matrice de pixels, à la manière d’une photographie scanner.

    Les cartes marines Rester se présentent comme des scans des cartes papiers existantes, éventuellement associés à des primitives informatiques pour assurer des solutions de continuité (entre les différentes cartes papier) ou des changements d’échelle (transition entre deux cartes d’échelles différentes).

    Les cartes Raster sont généralement plus volumineuses que les cartes vectorielles, et permettent des manipulations plus limitées. Elles ne sont plus utilisées sur les lecteurs de cartes, maios peuvent rester disponibles pour des utilisations sur ordinateur (par exemple, via les archives de cartes anciennes du SHOM).

Avoir conscience des limites et des risques

Il faut avoir conscience qu’il peut y avoir :

  • des zones plus ou moins cartographiées (en fonction de l’intérêt commercial, …),
  • des problèmes précisions de positions (dates des relevés, sources, erreurs, …),
  • des positions qui peuvent évoluer (bancs de sable, bouées, …) en fonction des courants, des tempêtes, du vent/vagues,
  • des nouveautés : nouvelles bouées, champ d’éoliennes, …
  • sur les cartes vectorielles, des dangers importants qui peuvent ne pas apparaitre à tous les niveaux de zoom.

Essentiel : la mise à jour des cartes électroniques

  • Les éditeurs fournissent des mises à jour régulières, généralement sur abonnement annuel.
  • Les mises à jour doivent être téléchargées, puis installées sur le support de carte utilisé par le lecteur (en général, carte SD ou Micro SD, protégée contre les copies).
  • Attention aux évolutions qui peuvent passer inaperçues notamment en zone connue.

=> Prendre des marges et recouper les toutes informations de position disponibles

  • image satellite : superposition d’image Google Earth sur la carte
  • utilisation de services « en temps réel » via des applications spécialisées (Garmin Navionics)

RADAR

  • Réflecteurs RADAR : 9 GHz et si possible 3 GHz ; à installer dans les hauts
  • Portée : dans de bonnes conditions, la distance mini de détection d’un voilier de 10 m par un navire de commerce est de l’ordre de 3 nautiques
  • Interprétation image RADAR, fonctionnalités : se former/s’entrainer

AIS (plaisance => classe B)

  • Signal transmis via la vhf.
  • Emission en fonction de la vitesse : au mieux (créneau disponible) toutes les 30 s (SOG ≥ 2nds) à 3 min (SOG < 2nds)
  • Portée : idem VHF, antenne VHF installée dans les hauts, répartiteur/splitter (les AIS classe A des bateaux de commerce ont des puissances d’émission plus fortes et des mises à jour plus fréquentes)
  • Tous les navires ne sont pas équipés ou n’émettent pas (plaisanciers, pêcheurs, militaires …)
  • Prévention des collisions
    • CPA : Closest Point of Approach ( Point d’approche le plus près).
    • TCPA, Time to Closest Point of Approach (Temps du point d’approche le plus près).
    • Le lecteur de carte utilise des données GPS (position, COG, SOG) pour calculer les CPA/TCPA et les utilise pour afficher ou déclencher des alertes.

=> Il est nécessaire de définir précisément les seuils d’alertes applicables.

Avoir conscience des limites et des risques

Il faut avoir conscience que :

  • Les réflecteurs radar pour voilier ne garantissent pas que le bateau sera bien vu
  • De même, on ne peut pas supposer que notre voilier sera bien vu sur l’AIS des autres bateaux
  • L’AIS est GPS/VHF dépendant
  • Possibilité d’encombrement de la fréquence AIS en zone surchargée (port, …)
  • L’AIS n’est pas du temps réel
  • Ce que l’on voit sur l’écran AIS / Radar n’est pas forcément exhaustif

 

=> L’AIS et le RADAR sont à considérer comme des aides, on doit toujours maintenir une veille visuelle pour confirmer la situation

Il faut être prêt/préparé à avoir une défaillance sur n’importe quel système électronique du bord.

  • Avoir une installation fiable et résiliente avec des redondances et avoir identifié les potentiels points faibles de son installation.
  • Avoir suffisamment de rechanges, des solutions de secours pour conserver les fonctions essentielles de NAV et de COM en cas de perte partielle ou totale des systèmes principaux.
  • Batteries Moteur et Servitudes doivent être bien séparées, leurs capacités doivent être bien dimensionnées, elles sont à surveiller régulièrement.
  • Attention aux chutes de tension importantes liées à l’utilisation de gros consommateurs (guindeau, winch élec, …) d’autant plus si la batterie est âgée, elles peuvent entrainer des défauts sur le système de NAV (redémarrage, …), alarme tension basse.
  • Avoir un téléphone ou une tablette en secours pour la NAV, les maintenir chargés et avoir une batterie externe de grande capacité également chargées pour les alimenter en secours
  • La foudre peut rendre HS toute l’électronique, ainsi que les moyens de recharge. Mettre les moyens de secours tél portable, tablette, VHF portable, … dans le four peut apporter une certaine protection « cage de Faraday »
  • Interférences :
    • Alimentations à découpage pour LED, … (fréquences de découpage, harmoniques) / équipements électroniques, VHF (ex. : Feux de NAV, mouillage LED et VHF en tête de mat).
    • Émetteurs radio, alternateur (fréquences parasites) / équipements électroniques
    • Proximité des haut-parleurs (aimant) et compas.
    • Susceptibilité du Pilote auto

 

=> Les systèmes de navigation électroniques sont d’une aide très précieuse et améliorent grandement la sécurité.

=> Cependant il convient d’utiliser toutes les sources d’informations disponibles pour recouper et confirmer la situation qu’ils présentent.

=> Attention au faux sentiment de sécurité qu’ils peuvent apporter, ils restent faillibles.

=> Il faut être capable de s’en passer en cas de défaillance.

Choisir une politique de gestion de l’eau potable

  • Consommation directe de l’eau des réservoirs
    • à éviter, sauf si certain de l’état des réservoirs
  • Conservation de l’eau potable dans des récipients spécifiques (jerricans, bidons, bouteilles)
    • Avantage : remplissage avec l’eau du robinet
    • Attention : dans certains ports (notamment en Italie), eau non potablme sur les pontons
  • Bouteilles d’eau minérale
    • Attention. Il est particulièrement pénible de se réaprovisionner aux escales (sans vouture…)

Nota
On prévoit habituellement de l’ordre de 1,5 l par personne et par jour.

Quelques précautions de base

  • Éviter autant que possible les contenants en verre (par exemple, pour ne pas avoir une bouteille d’huile d’olive cassée dans un équipet…)
  • Enlever autant que possible les emballages
  • Conserver les fruits et légumes à l’air libre, dans un filet si possible
  • Il n’est pas utile de conserver les œufs au frigo

Nota.
En Italie, la législation sur le tri des ordures est draconnienne (par exemple, les briques en carton doivent être séparées de leur goulot en plastique, chacun dans son bac…), et les responsables de ports s’exposent à des sanctions s’ils ne la font pas  respecter.

  • Démarrage moteur
  • Fonctionnement gonfleur, embout
  • Pagaies/Dame de nage
  • Étanchéité bouchon/vide vite
  • Nécessaire de réparation
  • Essence (privilégier le SP98)
  • Vérification de la date de validité des flexibles
  • État de la bouteille de gaz en service (presque vide…)
  • Présence d’une bouteille de rechange (pleine si possible)
  • Vérification du fonctionnement
  • Prévoir une tige métallique, pour déboucher la caisse
  • graisser le mécanisme WC (huile de cuisine)
  • Titre de navigation du bateau
  • Attestation d’assurance internationale (désignant également  l’annexe et son moteur, modèles et N° de série)
  • Permis hauturier
  • Pièces d’identité valides pour tout l’équipage
  • Cartes européenne d’assurance maladie pour tout l’équipage
  • Attention, de nombreux pays (notamment Italie) ne prennent pas en compte l’extension de validité de la CNI de 5 ans après la fin de validité.

Nota
L’usage du registre spécial peut se révéler utile sur tous les bateaux, pour un meilleur suivi des mesures de sécurité

Documentation de la commission formation

Fiches ressources FFV ligue Sud

Les documents suivants sont des fiches ressources utilisées pour les formations assurées par la ligue Sud-PACA FFV pour le  Brevet d’Etat (BPJEPS) mention « voile croisière jusqu’à 200 milles nautiques d’un abri ».

De nombreuses applications pour Smartphones ou tablettes peuvent se révéler utiles en croisière.

A tester et bien connaître avant de les les utiliser en mer. La meilleure application est celle que l’on connaît le mieux…

La plupart des applications sont accessibles sur les « stores », Apple store et Google Play en particulier. Les liens indiqués ci-dessous ne se substituent pas aux liens de téléchargement sur les stores ; ils pointent sur les sites des entités responsables des applications, et fournissent un ensemble d’informations sur leur fonctionnement.

Navily
Service contributif constituant un des meiileurs guides de navigation : informations très récentes sur les mouillages et ports, réservations de places de port, etc.
https://www.navily.com/fr

NAV&CO

Application officielle du ministère chargé de la mer. 
– Accès à la réglementation maritime en vigueur, sans exhaustivité,
– informations de balisage qui concernent l’environnement proche,
– appui en temps réel par le biais d’alertes,
– règlementation, avis aux navigateurs, etc.

https://www.mer.gouv.fr/navco-votre-nouveau-compagnon-ludique-de-navigation

Donia

Aide au mouillage dans le respect des posidonies (côtes françaises)
https://donia.fr/

La plupart des applications sont payantes sur abonnement. Certaines proposent un service de base gratuit.

Windy

Accès gratuit à une représentation cartographique très agréable.
Abonnement payant pour un accès plus large aux données.
https://www.windy.com/

Squid sailing

Une application de météo de référence, notamment pour les régatiers.
https://www.squid-sailing.com/fr/

Weather4D

Application très complète et conviviale.
Uniquement disponible pour matériels Apple
https://www.weather4d.com/fr/

 La plupart des applications et systèmes de navigation comportent un dispositif d’alerte de mouillage, dans certains cas disponible de façon autonome.

 
Anchor watch

Enregistreur de position, alarme en cas de décalage.

Disponible sur Apple store et Google play

 

Sailgrib AA

Module alerte alarme (AA = alarm anchor) du système de navigation SailGrib

Navionics Boating,

Cartes marines Navionics en ligne, fonctions avancées de navigation (sur abonnement)
Actuellement commercialisée par Garmin.
https://www.garmin.com/fr-FR/blog/meilleurs-outils-de-navigation/

NV Charts

Cartes marines en ligne, en accès gratuit sans limitation de durée si vous avez acheté la carte papier
https://www.nvcharts.fr/application-nv-charts/

  •  
CMAP boating

Cartes marines en ligne, fonctions avancées de navigation (sur abonnement)
https://www.c-map.com/fr-fr/app/

Navimetrix

Application de navigation multi-plateformes. (IOS, Android, Mac, Windows)
Météo, routage, navigation…
https://navimetrix.com/fr/

Weather4D routage

Uniquement disponible pour matériels Apple
https://www.weather4d.com/fr/

Navimetrix

Météo, navigation, routage

https://navimetrix.com/fr/

Ready4sea

 appli pour le suivi de l’entretien du bateau (check list, planning, …)
https://ready4sea.com/

  •  
Jow

Avitaillement en fonction des menus, nb de personnes, …
https://jow.fr/

Tricount 

Utile pour une gestion simple de la caisse de bord
https://tricount.com/fr-fr/