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MEDFLUMAR 2021 : la flottille de retour à Toulon ce 20 juillet

Nos deux Bi-Loups, HERCULE et ISIDA, ont retrouvé leur mouillage au club ce 20 juillet après un mois et demi de pérégrinations maritimo-fluviales. Sans trêve, ils ont été nettoyés, remâtés, réarmés, et les moteurs vérifiés, pour la navigation en mer à la voile au profit des membres souhaitant naviguer cet été sur ces petits bateaux simples mais robustes. Merci au personnel du club et aux quelques volontaires qui ont permis cette rapide remise en condition.

Robustes et audacieux. Après leur convoyage épique de Ouistreham à Toulon pendant l’hiver 2017 – 2018, bravant coup de vent, neige et crues, où ils ont goûté les charmes des fleuves et canaux de Normandie et de Bourgogne, ils ont découvert le canal des Deux Mers que constituent ensemble le canal du Midi (1681) et le canal latéral à la Garonne (1856).

Que retenir de ces journées à la « campagne » (avec le vocabulaire fluvial) ?

D’abord que le programme était parfois ambitieux, le souci du kilométrage parcouru prenant ça et là le pas sur la découverte des villages et de leurs nombreux vestiges historiques. Si bien que le point de rebroussement a été le Mas d’Agenais au lieu du Castets en Dorthe. Au total, ce sont tout de même près de 1300 km parcourus à 4 nds, avec une consommation de l’ordre d’1 l/heure.

Que la navigation sur ces canaux, souvent étroits (16 à 20 mètres en surface, 10 mètres au fond) et toujours peu profonds (1,40 m, parfois moins…), requiert une attention de tous les instants, dans les biefs comme dans les écluses, que l’on monte ou descende. Le passage serein de celles-ci exige un peu de rodage et une grande vigilance : au total, plus de 200 écluses pour un dénivelé total de plus de 300 mètres, et davantage encore de manœuvres d’accostage et d’appareillage, qu’il s’agisse des bajoyers aux approches rendus traitres par des courant traversiers puissants en hautes eaux, ce qui était le cas, des quais des ports d’escale ou des berges au mouillage (= profondeur) douteux mais généralement inférieur au tirant d’eau de nos vaisseaux ! Que ceux qui s’imaginent que la navigation y est paisible et sans surprise en fassent l’expérience ! Paisible ? Oui, mais toujours vigilante sur les biefs d’une longueur variant de 54 km à 105 m. Séparant les biefs des écluses, simples, doubles, triples, quadruples voire septuples comme à Fonseranes près de Béziers, qui peuvent réserver des surprises pas toujours bienvenues;

 

 Que la profession d’éclusier (avec quelques dynasties !) telle qu’elle se raconte encore est en voie d’extinction avec l’automatisation des écluses, quasi-totale sur le canal latéral. Il est certain que le charme de la conversation avec ce personnel souvent accueillant et compétent (il y a des exceptions !) va se perdre, et que les maisons d’éclusiers sont pour certaines en danger.  L’administration des Voies Navigables de France subit en effet actuellement une profonde restructuration qui engendre doute, démotivation, regrets du personnel sur le terrain, dont le statut très protecteur s’éteindra peu à peu.

Que du Petit Rhône aux approches de la Garonne, les paysages traversés sont très variés, façonnés de façon impressionnante par le travail de nos ancêtres, et tous chargés d’une riche histoire. Et que dire des trésors d’ingéniosité de Pierre Paul Riquet pour réaliser le canal du Midi, et de ses successeurs pour l’améliorer et creuser le canal latéral à la Garonne. Songeons aux écluses de Fonseranes, au tunnel de Malpas, aux ponts-canals, à l’écluse ronde d’Agde, etc. Parcourir ces chefs d’œuvre est une forme d’hommage rendu à ces ingénieurs et ouvriers. Il faut espérer que le plan de gestion UNESCO, approuvé début 2021 pour maintenir le canal du Midi dans le patrimoine mondial de l’UNESCO, puisse être effectivement mis en œuvre pour rénover les berges, restaurer les ouvrages d’art et qui sait un jour retrouver sa vocation initiale d’outil de production et de commerce;

Que la préparation d’un tel périple, globalement peu risqué, doit néanmoins être soignée sous ses différents aspects : la navigation, le matériel complémentaire (les longues aussières sont lourdes mais ô combien utiles dans une écluse qui monte ou descend de 5 mètres), la préparation te la révision de la mécanique.

Et la navigation en flottille, cette fois réduite à un binôme, attire d’une part la sympathie des curieux, d’autre part favorise une entraide bien utile comme au port du Colombiers où Hercule tira Isida de la vase.

Mais surtout, quelle quiétude lorsque, loin de l’autoroute et de la voie ferrée, à distance des villes, une halte s’offre pour nous seuls;

 

Etes-vous tentés ? Rendez-vous en 2023 pour remonter jusqu’à Rouen et participer à la l’Armada de la Liberté du 8 au 18 juin, et revenir vers la Méditerranée par les canaux de l’Est et du Centre en prenant le temps d’apprécier vieilles pierres, paysages, gastronomie et œnologie….

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